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Le diaconat permanent en Afrique du Sud

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L’histoire

La province ecclésiastique de la Conférence des évêques catholiques sud-africains (CECSA) se compose de 29 diocèses. C’est en 1980 qu’a eu lieu la première ordination au diaconat permanent dans l’archidiocèse du Cap, suivie peu après par des ordinations dans toute la province, principalement dans les zones urbaines. Aujourd’hui, on compte 278 diacres permanents dans la province de la CECSA et près de 40 dans les divers niveaux de formation.

Les défis

L’Afrique du Sud fait face à des défis très particuliers pour développer le diaconat dans l’Afrique méridionale. Il existe 11 langues officielles, des distances considérables entre les paroisses dans les zones rurales, un nombre de prêtres insuffisant pour desservir toutes les paroisses et de fortes différences dans les niveaux d‘éducation, la culture, la communication et les revenus. Tous ces facteurs se combinent de sorte que le diaconat doit affronter des défis uniques, mais aussi de belles occasions pour que les diacres exercent leur ministère en plénitude, souvent en l’absence d’un prêtre.

Les chances

La création du Conseil national des diacres de la CECSA a beaucoup aidé à préciser la direction que le ministère doit prendre de temps en temps. L’objectif actuel est de se concentrer sur le groupe d’après-confirmation dont nous perdons de nombreux éléments après le soi-disant “sacrement de l’adieu”. Le plan consiste à organiser une série de formations intitulées « Enseigner l’Enseignant » destinées aux diacres pour leur permettre d’emmener le materiel et l’enseignement dans leurs paroisses respectives et d’assurer le cours orienté vers les groupes de jeunes adultes et post-confirmés. Néanmoins, notre recherche a montré que l’organisation d’un ensemble de ces formations destinées à ce type de groupes équivaudrait à poser un pansement adhésif sur la blessure – ça ne guérira pas la blessure. Le mal est plus profond – la catéchèse de base est absente et doit être assurée. Cette nécessité, le saint Père l’appelle « la Catéchèse hospitalière du Champ de bataille », ce qui signifie que nous devons poser les fondations sur une catéchèse basique avant d’aller vers des enseignements théologiques sophistiqués et des pratiques religieuses. Tout ceci est clairement expliqué dans les paroles du pape : « Ce dont l‘Église a le plus besoin aujourd’hui, c’est de la capacité à guérir les blessures et à réchauffer les cœurs – elle a besoin d’intimité et de proximité. Je vois l‘Église comme un Hôpital de Champ de bataille. » Ce qu’il dit c’est que nous devons soigner les blessures causées par une catéchèse inadaptée avant de pouvoir passer à l’explication ou à la défense d’autres pratiques et doctrines.

Objectifs

Compte tenu de ce qui vient d‘être présenté, le Conseil des Diacres de la CECSA a un but précis : élaborer une formation détaillée à l’intention des diacres et conçue pour permettre au diacre d’enseigner les bases de la catéchèse d’abord, comme le socle sur lequel bâtir un enseignement plus avancé sur le QUOI et le POURQUOI de notre foi et de notre pratique, en y incluant l’apologétique. L’ensemble de la formation sera basé davantage sur la personne de Jésus le kérygme que sur l’institution de l‘Église. Nous considérons que ce travail revient aux diacres, non pas aux prêtres.

Mike Carroll, diacre


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